Vous êtes intéressé(e) par le travail sur soi, et vous vous demandez quelle est la meilleure méthode ? Une première distinction, fondamentale, s’impose : discerner entre développement personnel et évolution spirituelle. Découvrez les critères qui vous guideront dans votre choix.
Développement personnel...
Depuis des décennies maintenant, ont émergé de nombreuses formes de connaissance de soi et de développement personnel. De la méthode "Coué" à l'analyse transactionnelle, de la communication non violente à la programmation neuro-linguistique, de la sophrologie à l'hypnose, toutes ces méthodes visent à transformer la façon de percevoir les événements qui nous arrivent, et ainsi à transformer notre rapport au monde.
Le succès de ces approches est un indicateur de leur pertinence et de leur efficacité, pour les personnes qui se donnent la peine de pratiquer avec sérieux et persévérance. Elles répondent à un objectif de mieux-être et de dépassement de certaines difficultés comme le stress, la timidité, le manque de confiance en soi, la peur de parler en public. Ces méthodes vont donc permettre, si on les applique avec assiduité, de prendre conscience des croyances limitantes et des pensées erronées qui sont souvent à la base de nos difficultés.
Par exemple, si je pense "après 40 ans, la vie est finie !", il est probable que je vais m'empêcher d'aller de l'avant et je vais peut-être même me laisser aller à un repli sur moi, avec comme conséquence peut-être une forme de dépression et des douleurs physiques…
Si j'ai alors la bonne idée de pratiquer l'une ou l'autre de ces méthodes de développement personnel, la sophrologie par exemple, je vais découvrir comment, à partir d'un état de détente et de relaxation du corps, je peux, grâce à des visualisations guidées par le praticien, envisager un autre point de vue et commencer à transformer mon quotidien.
... ou développement spirituel ?
Au-delà du développement "personnel" qui, comme la psychologie "classique", étudie le psychisme de l'être humain dans la limite de ses comportements, ses émotions, ses désirs et ses pensées, on peut considérer qu'il existe une autre forme de psychologie, une psychologie que l'on pourrait appeler "spirituelle", qui va inclure tous ces aspects de la nature humaine, bien sûr, mais l’approche spirituelle s'intéresse aussi et surtout, à la dimension spirituelle de l'être humain.
C'est ce que certaines traditions appellent l’esprit, basé sur l’aspiration aux grandes valeurs humaines de bonté, de sagesse, de créativité, d’harmonie et que certains ressentent comme la partie la plus authentique d’eux-mêmes : qui ils sont profondément au-delà de leur personnalité… Bien sûr, il ne s’agit pas de débarrasser l'être humain des instincts inhérents à sa nature terrestre. Ils seront toujours là !
Mais l'être humain n’est pas un "animal" comme les autres car il a un potentiel de perfectionnement et de transformation que n'ont pas les animaux. Et c'est notamment, en s'appuyant sur cette distinction entre sa nature terrestre et sa nature spirituelle ou "essentielle", que l'on peut comprendre ce qu'est le développement spirituel…Nous comprenons que, de par cette double nature, terrestre et spirituelle, l’être humain est capable du meilleur ou du pire…
Cette compréhension peut nous amener à chercher à évoluer, déjà au niveau de notre personnalité, en apprenant à maîtriser nos besoins et nos désirs par exemple. Mais on peut aussi nourrir des aspirations plus élevées, en travaillant à cultiver cet élément spirituel en soi, et cela est possible en suivant un chemin spirituel…

Les obstacles sur le chemin
Mais pourquoi si peu d'êtres humains réalisent leur nature spirituelle ? Tout d'abord, on peut faire une petite rétrospective historique, car c'est relativement récent, au regard de l'évolution de l'humanité sur terre, que tout être humain peut choisir de s'engager sur un tel chemin de réalisation spirituelle.
Cela n'a pas toujours été le cas. En effet, à l'époque égyptienne, ou celle de la Grèce ancienne, seuls quelques élus avaient accès, à travers les centres des mystères et les écoles de sagesse, à ces connaissances et ces enseignements gardés secrets (on parle souvent de la spiritualité comme d'une science ésotérique, c'est-à-dire "cachée"). Bien que pouvant être issus de milieux sociaux très divers, ces êtres étaient "triés sur le volet", pour passer des épreuves initiatiques et des rituels très codifiés, leur permettant d'atteindre un niveau de conscience plus élevé, et de perception plus large, notamment à des réalités non visibles pour l'être humain "ordinaire".
A l'époque actuelle, cette aspiration à évoluer intérieurement, à se relier à une dimension supérieure par un véritable travail sur soi reste le fait d'une minorité de personnes sur terre. Mais ce qui est nouveau, c'est qu'aujourd'hui, le niveau de conscience de l'humanité permet à quiconque le veut sincèrement, de commencer ce chemin intérieur. L'évolution de l'humanité permet donc théoriquement, à quiconque le souhaite, de parcourir ce chemin de réalisation de soi.
Mais cela reste très difficile, d'une part car très peu de personnes ont la connaissance de cette capacité proprement humaine de s'élever au-dessus de la condition terrestre et matérielle, et d'autre part, parce que la vie organique est très puissante, avec les instincts et autres désirs qui s'imposent avec force. De plus, les conditionnements liés à l'éducation et l'injonction de se conformer aux attendus de l'environnement empêchent souvent de s'intéresser à des perspectives d'évolution spirituelle…

Les 3 sortes d'êtres humains...
Découvrir cette dimension spirituelle, puis décider de la cultiver ne va donc pas de soi. Mais si l’on fait ce choix, il s’agit de prendre conscience que tout travail nécessite d'abord de savoir où l'on se situe puisque c'est le point de départ d'un changement possible, d'une évolution au-delà de cet état. En effet, selon la catégorie d'être humain à laquelle on appartient, les freins et limitations seront différents. Quelles sont ces catégories ? Elles sont au nombre de trois.
Tout d'abord, une première catégorie caractérise les personnes dont les intérêts sont plutôt axés sur les pensées et le fait de comprendre, de réfléchir. Une deuxième catégorie correspond aux personnes en quête d'émotions, de relations, de ressentis, d'esthétisme, et enfin, une troisième catégorie veille en priorité aux besoins du corps, à tout ce qui est physique et qui met en mouvement.
A partir de cette connaissance de soi, on peut commencer à initier un changement. Par exemple, quelqu'un qui a tendance à beaucoup cogiter et rester abstrait pourra faire l'effort de développer la partie émotionnelle en lui, ou, s'il est devant son ordinateur toute la journée, il pourra décider d'une activité physique...
Ce changement d'habitudes est un premier pas vers un changement plus grand : celui qui permet de se situer à un niveau de conscience un peu plus élevé, en entrant peu à peu dans ce qu'on appelle la conscience de soi. On devient alors un homme ou une femme qui se situe au-dessus des trois catégories que nous avons citées, un homme ou une femme qui a décidé de se mettre sur un chemin vers lui-même, un chemin de connaissance et de réalisation de soi, et en même temps un chemin de connaissance du monde.
Les critères d'un enseignement spirituel véritable
Même si l'époque a bien changé depuis que les enseignements spirituels ne sont plus transmis dans des centres des mystères ou des écoles de sagesse, il y a quelques constantes sur les critères pour "choisir" une voie qui sera un véritable chemin d'évolution et non une impasse qui conduit au fourvoiement et aux illusions…Si l'on se réfère aux grandes traditions de sagesse et de spiritualité, on retrouve quelques fondamentaux incontournables.
Dans le bouddhisme comme dans l'hindouisme, dans le soufisme comme dans l'ésotérisme chrétien, il est question à la fois d'apprentissages pour acquérir des connaissances sur la constitution de l'être humain dans ses dimensions les plus subtiles, mais aussi d'attitudes permettant une transformation intérieure, notamment par la non-manifestation des émotions négatives et par l'entraînement aux attitudes nobles. Et bien sûr une part importante est accordée à la méditation ou à des exercices physiques spécifiques permettant l'observation de soi et la présence à soi.
Un aspect important est de faire ce travail dans le cadre d'un groupe d'hommes et de femmes ayant le même but : évoluer individuellement vers la libération des limitations pour réaliser leur nature spirituelle. En effet, même si cette démarche reste un voyage essentiellement intérieur pour chacun, il ne peut se faire dans la solitude - si ce n'est lors de certaines périodes limitées dans le temps.
Car c'est dans les interrelations avec les autres et le partage de moments de méditations, d'activités en commun et des repas que chacun peut s'observer de façon directe. En effet, c'est toujours quand on est au milieu des autres que l'on peut voir nos réactivités, et les défauts qu'il nous reste à dépasser pour atteindre l'état de sérénité, d'harmonie, de paix et d'amour qui caractérise celui qui s'est éveillé à sa nature essentielle, à sa nature spirituelle…
Comment être sûr de ne pas se tromper ?
Un des principes de base, c'est qu'avant d'être éveillé, on vit à partir de notre personnalité, avec ses qualités et ses capacités de discernement et de jugement, mais aussi limitée par ses instincts et ses conditionnements. Alors évidemment, il est tout à fait possible que l'on ne trouve pas "du premier coup" LE chemin vers la vérité et la réelle connaissance de soi.
A travers la multitude d'offres et de promesses d'éveil et d'évolution ultime (multitude amplifiée par internet et les réseaux sociaux), il est possible que parfois, nous fassions des expériences qui se révèlent des impasses pour notre évolution. Mais en fait, si on considère que le parcours de chacun, avec ses avancées et ses détours, c’est exactement ce qui doit arriver, alors, toutes les expériences, même celles qui semblent être des "erreurs" sont des étapes nécessaires. Idris Lahore disait que même les "faux chemins" ont leur intérêt, puisqu'ils permettent souvent, ensuite, de reconnaître toute la valeur et la force d'un "vrai" chemin spirituel… Alors même si le risque existe de se perdre dans des pratiques qui relèvent plus du divertissement exotique ou de l'attrait pour des révélations mystérieuses, tout chercheur de vérité parvient, quels que soient les détours, à retrouver "son" chemin…
En même temps, la vie passe très vite, alors si on peut éviter trop de détours ou d'efforts inutiles, c’est bien aussi… Et si on se donne comme but d'évoluer intérieurement, de s'éveiller, il devient important de faire les efforts justes. Sinon, comme le raconte cette histoire zen, on peut perdre des heures et des heures à méditer, et n'être finalement que comme des poules, elles aussi capables de tenir l'immobilité sur leur perchoir mais qui ne s'éveilleront jamais ! Nous comprenons pourquoi il est intéressant de partir à la recherche d'un enseignement véritable, qui peut nous montrer la méthode pour réaliser notre nature véritable…

Le premier pas vers le changement
La rencontre avec un enseignement spirituel est toujours un moment particulier, qui commence parfois par une lecture, une conférence, un stage… Peut-être par exemple allez-vous écouter un cours de Nouvelle Psychologie Spirituelle, l’une des neuf branches du Samadeva et qui aborde cette transformation possible de l'être humain ? Ce sera peut-être pour vous la prise de conscience qu'au-delà du développement "personnel", qui permet à la personnalité de croître, il existe une véritable quête intérieure, un chemin "spirituel", qui permet d'accéder à la dimension la plus essentielle en soi, à l'esprit que nous sommes, au-delà de nos rôles sociaux, de nos conditionnements et de nos instincts.
Se mettre sur ce chemin de "développement spirituel", c'est devenir un "chercheur de Vérité", cette vérité ou cette sagesse qui résonne à ces autres grandes valeurs que sont l'amour véritable, c'est-à-dire la bonté réelle, ainsi qu'à la beauté, cette force structurante de la créativité dans sa plus pure expression…
Il existe de très nombreux exercices et lignes de travail visant à ôter les voiles de notre inconscience, de notre endormissement, de notre mécanicité, de nos habitudes conditionnées, de nos réactions instinctives liées à notre nature animale. Et quand ce travail est entamé, on peut commencer à percevoir le parfum et la promesse de tout chemin spirituel : un état intérieur de paix, d'harmonie, de joie permanente, de sérénité et de clarté, par la simple présence à ce qui est, ici et maintenant, au réel, à la vérité, quelles que soient les situations que nous vivons…
Vous souhaitant de découvrir ce chemin vers un bonheur qui ne vous quitte plus !
Pour aller plus loin sur ces sujets, voici quelques liens utiles :
L'article de blog "Idris Lahore, médiateur du Samadeva" >
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